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image OPISTO 1Qu’il s’agisse de véhicules sinistrés ou tout simplement obsolètes, la filière VHU (Véhicules Hors d’Usage) doit s’organiser pour pouvoir gérer le recyclage de plus d’1,5 million de véhicules qui arrivent en fin de vie chaque année en France. Quelle est cette filière ? Comment procède-t-elle pour assurer un recyclage maximal ? Nous allons voir dans cet article les différents moyens mis en œuvre par les acteurs de la filière.

La filière VHU supervisée par l’Etat
Afin de pouvoir contrôler la façon dont sont détruits les Véhicules Hors d’Usage, l’Etat impose depuis le 24 mai 2006 aux acteurs de la filière d’obtenir un agrément préfectoral pour pouvoir procéder à la destruction de véhicules. Pour obtenir cet agrément, des conditions doivent être respectées telles que la tenue d’un livre de police pour assurer la traçabilité des véhicules et des pièces détachées, la dépollution normalisée des véhicules, etc.
Les acteurs sont donc obligés d’être agréés afin de régir et contrôler la destruction des véhicules. Parallèlement, tout particulier souhaitant se débarrasser de son véhicule doit obligatoirement le confier auprès d’un établissement agréé. Dans le cas contraire (dépôt sauvage, cession auprès d’un site non agréé), une condamnation de 2 ans d’emprisonnement et 75000€ d’amende peut-être prononcée à l’encontre du propriétaire du véhicule.
Comment vérifier si un établissement est agréé ?
Tout établissement de démolition, de découpage ou de broyage doit être agréé. Un numéro d’agrément leur est attribué sous la forme « PR 99 0000 01 D ». Le « 99 » représente le département concerné, le « 0000 01 » signifie qu’il s’agit du premier professionnel du département qui a obtenu cet agrément, et enfin une lettre décrivant l’activité du site : « D » pour Démolisseur, « B » pour Broyeur, etc.

image OPISTO 3image OPISTO 2L’affichage de ce numéro d’agrément est obligatoire : il doit être visible et apposé à l’entrée de l’établissement. En plus du numéro d’agrément, un logo est également souvent affiché à l’entrée du parc, mais non obligatoire : Il vous permet cependant d’identifier plus simplement que l’établissement est bien agrée.

 

Quels sont les acteurs de la filière VHU ?
Plusieurs acteurs travaillent ensemble pour améliorer les taux de recyclage automobiles :
• Le démolisseur agréé : anciennement appelé « casse automobile », et parfois appelé « déconstructeur », on utilise désormais le terme de « Centre VHU ». C’est celui qui récupère les différentes automobiles pour prendre en charge leur destruction. Il procède dans un premier temps à la destruction administrative en fournissant au détenteur du véhicule un certificat de destruction du véhicule (Cerfa n°14365*01 ou n°14366*01). Ensuite, il s’occupe de le dépolluer, c’est-à-dire retirer par exemple les gaz (clim, airbag, …), les huiles (moteur, freins, …) et autres liquides, etc. Enfin, selon le modèle et la demande sur le marché, il peut procéder au démontage de certaines pièces pour les revendre comme pièces de réemploi avant de le compacter / le découper pour le stocker avant le broyage définitif. Un démolisseur peut également porter la double casquette de broyeur & démolisseur.
• Le broyeur agréé : Il procède à la destruction finale (physique) des véhicules. Après les avoir récupérés auprès du démolisseur, il les compacte et les découpe si ce n’est pas déjà fait avant de les stocker. Puis, il procède au broyage en dissociant les différents matériaux (tissus, plastiques, métaux, etc.) afin de les recycler et les valoriser.
• Le constructeur automobile : En amont de la chaîne, il réfléchit avec les autres acteurs de la filière sur la meilleure façon de construire un véhicule en appréhendant son recyclage au moment de sa future destruction. C’est ce qu’on appelle « l’écoconception », c’est-à-dire prendre en compte les grands principes de développement durable dans la conception des véhicules.

Quel avantage pour l’automobiliste ?

« Vous êtes automobiliste, vous avez probablement déjà amené votre auto en fin de vie dans un centre VHU ? Sachez que vous auriez pu aussi vous y rendre tout au long de la vie de votre auto. Du moins à chaque fois ou vous aviez besoin de pièces détachées. »
Souvenez-vous, les centres VHU récupèrent chaque année près de 1,5 millions de véhicule sur lesquels ils récupèrent et testent les pièces détachées en bon état.
Ils offrent alors la possibilité d’une seconde vie aux pièces détachées d’occasion. Ces pièces se trouvent directement en centre VHU partout en France et grâce aux dernières technologies vous pouvez aussi retrouver ces pièces détachées d’occasion disponible sur internet 1
D’un point de vue écologique c’est extrêmement bénéfique pour notre planète. Le recyclage permet de diminuer l’impact environnemental puisque avec cette possibilité de seconde vie vous évitez la fabrication d’une nouvelle pièce.
D’un point de vue financier vous êtes également récompensé de votre action écologique car les pièces détachées d’occasion issues de la filière VHU permettent de réaliser de 30 à 80% d’économie.
Vous comprendrez par conséquent que l’un des acteurs de cette filière, c’est vous !

1) Par exemple chez http://www.opisto.fr



Sapin avec cadeauxChaque année, 40 millions de jouets sont jetés en France et 7 jouets sur 10 ne servent plus huit mois après leur achat. Pour éviter ce gaspillage et soulager le porte-monnaie, on peut donner une seconde vie aux jouets. Voici bonnes adresses pour les dénicher à prix réduit, voire gratuitement.

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computer-trashGreenit.fr à récemment publié un article très intéressant qui montre que la production d’un ordinateur en Chine émet 24 fois plus de CO2 que son utilisation annuelle en Europe.
Ce résultat atterrant est en partie dû aux modes de production de l’électricité en Chine. Les fameuses centrales à charbon sont mises en cause. Mais il ne faut pas perdre de vue que la fabrication d’un ordinateur nécessite une quantité très importante de ressources :

  • 900 kWh d’énergie
  • l’équivalent de 612 litres de pétrole
  • 1500 litres d’eau
  • 22 kg de produits chimiques

Les fabricants font certes des efforts notables pour diminuer la consommation des différents éléments et certaines avancées technologiques vont clairement dans ce sens : les écrans à LEDs et les disques SSD par exemple. Mais cela perd tout son sens si on considère qu’il faudra remplacer ces matériels et donc consommer une quantité effarante de ressources pour parvenir à de modestes économies.

Ces progrès sont donc au mieux un trompe l’oeil qui vise à encourager l’achat de nouveau matériel.

La vraie solution consisterait à prolonger la durée de vie des machines :

  1. par le biais d’associations de récupération qui donnent une seconde vie aux ordinateurs.
  2. en s’assurant que le matériel fonctionne plus longtemps et soit facilement réparable.

C’est sur le second point que le bât blesse car les fabricants n’ont aucun intérêt à ralentir le rythme d’achat des nouvelles machines.

Même si on en prend soin, un ordinateur atteint difficilement l’âge canonique de 5 ans. Les pannes se multiplient sur des pièces qui ne sont plus sous garantie et on remplace plutôt que de réparer.  C’est d’autant plus vrai pour les portables sur lesquels les interventions sont beaucoup plus complexes, du fait de leur construction compacte.

Acheter du haut de gamme de change rien car les fabricants font des « économies » sur des pièces d’usure qui cassent plus tôt que le reste. Ainsi, un portable Toshiba haut de gamme (P100 198) acheté il y a 3 ans à connu des problèmes répétés : fissure sur le capot (due à une erreur de conception) et pannes répétées des ventilateurs du processeur et de la carte graphique. Si la réparation de ces derniers est relativement simple (un point de colle cyanolithe), elle nécessite le démontage intégral de la machine (et son remontage), ce qui n’est pas un exercice à recommander aux néophytes, en tous cas sur un portable. Ils ne sont clairement PAS CONCUS pour être réparés facilement !

Par ailleurs, on assiste dans tout le domaine des produits électroniques (photo, vidéo, informatique) à une dégradation régulière des services de maintenance et de réparation, due principalement à la recherche de gains de rentabilité.

Dans ce contexte, il parait clair que les fabricants devraient en priorité faire un effort sur la durée de vie de leurs produits plutôt que sur leur consommation énergétique !



ecoemballages-logoL’UFC Que Choisir épingle la gestion de la filière française du recyclage par Eco-Emballage dans son numéro de Mars 2009. L’article, intitulé tri selectif des déchêts : une gestion qui n’emballe guère, donne à réfléchir sur les faiblesses des processus de recyclage et les moyens de l’améliorer.

On y apprend entre autres qu’Eco-Emballages est une société anonyme à but non lucratif créée par les producteurs d’emballages, ce qui évidemment explique en partie les problèmes…

L’article évoque aussi deux points que tout un chacun peut observer quotidiennement :

  • Le volume d’emballages qui remplit nos poubelles ne décroît pas
  • Seule une petite partie (20%) de ces emballages est recyclable. En gros uniquement les bouteilles et flacons en plastiques et les boîtes de conserve en métal.

Ce dernier point est particulièrement symptomatique. On « éduque » à grands frais les particuliers depuis des années avec des poubelles de couleurs différentes, des tonnes de prospectus et des affichettes qui expliquent comment faire le tri. On les incite à acheter des produits avec moins d’emballages. Et dans le même temps, les industriels continuent à produire des emballages non recyclables, des paquets individuels, et à les utiliser comme argument de vente. Du coup, dans les centres de recyclage, on est obligé de refaire le tri et d’envoyer à l’incinérateur une bonne partie du contenu des poubelles jaunes !

Comme dans de nombreux secteurs, on se contente d’encourager les comportements individuels et on évite soigneusement d’imposer des contraintes aux entreprises qui sont la source des problèmes !

Deux suggestions de bon sens :

  • Taxer les emballages en fonction de leur impact sur l’environnement. Les emballages non reçyclables seraient ainsi plus taxés.
  • Remplacer le logo vert qui à induit en erreur des générations de consommateurs par un logo coloré correspondant à la couleur de la poubelle dans laquelle il faut placer l’emballage usagé.

Il reste à espérer que l’inspection en cours d’Eco-Emballages dans le cadre du Grenelle de l’environnement permettra de faire avancer les choses dans ce sens.