Archives du mot-clé informatique


Savez-vous que les industriels de l’informatique sont les premiers à avoir mis en application le principe d’obsolescence ?
Par ce principe le matériel, pourtant toujours fonctionnel, est rendu obsolète, volontairement, par l’arrivée d’une nouvelle version du logiciel. Tout est donc mis en place pour que les utilisateurs acquièrent un ordinateur neuf tous les deux ans.

La fabrication d’un ordinateur est fort consommatrice d’énergie. En effet  elle nécessite, par unité de masse produite, cinq fois plus de combustible fossile que la fabrication d’une voiture.

Après leur utilisation, les ordinateurs arrivent, en Chine, Nigéria, Malaisie ou Inde, dans des ateliers – décharges à ciel ouvert. Les ouvriers, payés entre 2 et 4 dollars par jour, sont chargés de récupérer, sans aucune protection, les métaux précieux contenus dans les circuits électroniques.
Sur ces sites, des mesures ont relevé des taux en plomb dépassant de 400 à 600 fois les normes internationales de santé publique !(*)
L’utilisation d’un ordinateur n’est pas sans influence sur la santé. Ici, comme dans bien autres cas, le principe de précaution est bafoué pour les profits maximum. Les technologies sans fil, comme le Wifi, nous entraîne vers une catastrophe sanitaire majeure ! Pour une utilisation professionnelle intensive, il convient de bien choisir son matériel. Il faut utiliser un écran plat pour éviter la fatigue des yeux et choisir une unité centrale silencieuse et peu énergivore.  En ce qui concerne les enfants, il faut limiter le temps d’utilisation car la dépendance peut arriver.
Les licences propriétaires des logiciels génèrent une dépendance des utilisateurs au profit des industriels. Elles réduisent ainsi l’accès à l’informatique, en toute légalité, aux plus démunis.
Chaque éditeur dispose de sa licence propriétaire. Pourtant, dans cette quantité importante de versions, on retrouve des constantes synonymes de perte de liberté : droits d’utilisation limités à un nombre de personnes et de machines, droits limités dans le temps ou face à une utilisation précise, interdictions d’installer le logiciel dans certains pays… Le seul but est de d’obliger les utilisateurs à payer abondamment et régulièrement !

Surconsommation, gaspillage de l’énergie, pollution, influence sur la santé…
Mais comment rendre cet outil, souvent indispensable, plus respectueux de l’environnement et de l’être humain, plus détaché de la surconsommation.

Pourquoi envoyer à la décharge, un objet fonctionnel ou dépannable ?
La sauvegarde de notre environnement passe par la réutilisation. Ne pas jeter mais réparer et reconditionner les objets. Aujourd’hui, on ne répare plus, on change. Le métier d’artisan dépanneur a pratiquement totalement disparu ; je crois en sa réapparition.

Est-il toujours nécessaire d’avoir un ordinateur plus rapide, avec plus de mémoire ?
Non, c’est ce que voudraient nous faire croire les lobbyings informatiques.
Il est possible de faire aussi bien, voire mieux et de développer des applications moins gourmandes en ressources informatiques. La communauté du libre qui développe les logiciels en licence Open Source (Sans droit d’utilisation) nous le prouve régulièrement.

L’informatique reconditionnée sous logiciel libre est une solution au problème d’environnement, mais surtout un accès à l’égalité pour les revenus les plus modestes.

Le matériel d’occasion couplé avec des solutions logiciels libres peut répondre à ces besoins pour un coût réduit ( Exemple : Ordinateur pour une utilisation en bureautique et internet sous Linux avec tous les logiciels nécessaires installés pour 200 Eur). Il lève l’entrave du concept d’obsolescence, réduit les méfaits de la surproduction sur l’environnement et reste accessible aux petits budgets.

L’école doit utiliser des logiciels libres
Le géant du logiciel a bien compris que s’il engage les enseignants et à fortiori les élèves
à l’utilisation de ces logiciels, il gagnera de futurs consommateurs. Il mène cette bataille à grand coup de prix promotionnels à l’intention des enseignants, étudiants et établissements scolaires. Pour que l’école puisse former des citoyens critiques, il faut que celle-ci cesse d’utiliser des logiciels propriétaires pour des équivalents libres car ils sont synonymes de valeurs  bien connues dans notre pays :

  • La liberté d’utilisation totale.
  • L’égalité des chances car les logiciels sont copiables et distribuables. De cette façon les élèves de milieux défavorisés peuvent posséder et utiliser en toute légalité les mêmes logiciels que ceux utilisés en classe.
  • La fraternité et la coopération sont la base du développement des logiciels libres.

Quelques principes pour rendre l’informatique plus respectueuse de l’homme et de l’environnement :
1. Préférez un Ordinateur portable à un ordinateur de bureau :
Un ordinateur portable est beaucoup moins gourmand en énergie (jusqu’à 15 fois moins).
2. Préférez un écran plat LCD à un écran à tube cathodique :
Un écran cathodique génère des rayonnements néfastes pour nos yeux et pour notre santé. De plus un écran plat consomme beaucoup moins d’énergie.
3. Préférez un réseau câblé à un réseau WiFi :
Le réseau WiFi fonctionne sous des fréquences similaires à celles des téléphones portables. Les expositions longues et très proches de la source d’onde à très haute fréquence sont dangereuses pour la santé.
4. Préférez un logiciel libre à un logiciel commercial :
On en trouve pour un très grand nombre d’application. Ils sont aussi efficaces que leurs équivalents commerciaux mais surtout leurs développements sont plus réactifs face aux bugs et aux virus.
5. Préférez un ordinateur d’occasion à un neuf :
Utiliser un ordinateur de deuxième main est une bonne chose pour notre environnement. C’est rentrer dans un système de réutilisation et non de surproduction et de surconsommation.
S’il est bien choisi, il vous rentra les mêmes services qu’un ordinateur neuf dont vous n’utilisez qu’une très faible part de son potentiel.
De plus, un ordinateur d’occasion professionnel conçu avec des composants haut de gamme sera de qualité supérieure pour un prix inférieur à un ordinateur neuf 1er prix !

Contribution de :
Jean-Pierre MARTY
Enseignant de Technologie
Fondateur de la société Concept Eco-Informatique

www.eco-informatique.com
Tel: 05.63.57.09.12

(*) Source : ONG Basel Action Network



computer-trashGreenit.fr à récemment publié un article très intéressant qui montre que la production d’un ordinateur en Chine émet 24 fois plus de CO2 que son utilisation annuelle en Europe.
Ce résultat atterrant est en partie dû aux modes de production de l’électricité en Chine. Les fameuses centrales à charbon sont mises en cause. Mais il ne faut pas perdre de vue que la fabrication d’un ordinateur nécessite une quantité très importante de ressources :

  • 900 kWh d’énergie
  • l’équivalent de 612 litres de pétrole
  • 1500 litres d’eau
  • 22 kg de produits chimiques

Les fabricants font certes des efforts notables pour diminuer la consommation des différents éléments et certaines avancées technologiques vont clairement dans ce sens : les écrans à LEDs et les disques SSD par exemple. Mais cela perd tout son sens si on considère qu’il faudra remplacer ces matériels et donc consommer une quantité effarante de ressources pour parvenir à de modestes économies.

Ces progrès sont donc au mieux un trompe l’oeil qui vise à encourager l’achat de nouveau matériel.

La vraie solution consisterait à prolonger la durée de vie des machines :

  1. par le biais d’associations de récupération qui donnent une seconde vie aux ordinateurs.
  2. en s’assurant que le matériel fonctionne plus longtemps et soit facilement réparable.

C’est sur le second point que le bât blesse car les fabricants n’ont aucun intérêt à ralentir le rythme d’achat des nouvelles machines.

Même si on en prend soin, un ordinateur atteint difficilement l’âge canonique de 5 ans. Les pannes se multiplient sur des pièces qui ne sont plus sous garantie et on remplace plutôt que de réparer.  C’est d’autant plus vrai pour les portables sur lesquels les interventions sont beaucoup plus complexes, du fait de leur construction compacte.

Acheter du haut de gamme de change rien car les fabricants font des « économies » sur des pièces d’usure qui cassent plus tôt que le reste. Ainsi, un portable Toshiba haut de gamme (P100 198) acheté il y a 3 ans à connu des problèmes répétés : fissure sur le capot (due à une erreur de conception) et pannes répétées des ventilateurs du processeur et de la carte graphique. Si la réparation de ces derniers est relativement simple (un point de colle cyanolithe), elle nécessite le démontage intégral de la machine (et son remontage), ce qui n’est pas un exercice à recommander aux néophytes, en tous cas sur un portable. Ils ne sont clairement PAS CONCUS pour être réparés facilement !

Par ailleurs, on assiste dans tout le domaine des produits électroniques (photo, vidéo, informatique) à une dégradation régulière des services de maintenance et de réparation, due principalement à la recherche de gains de rentabilité.

Dans ce contexte, il parait clair que les fabricants devraient en priorité faire un effort sur la durée de vie de leurs produits plutôt que sur leur consommation énergétique !