Compostage d’automne
Le processus de décomposition des végétaux est fascinant. Quand on creuse un peu dans les déchêts frais qui constituent la couche supérieure d’un tas de compost, on découvre des végétaux semi-décomposés et plus tassés, puis on arrive rapidement à un matériau qui ressemble furieusement à de la terre, mais qui est très dense en macro organismes : vers et cloportes.
En fait, ce ne sont pas les bestioles les plus grosses qui font le plus de boulot : au début du processus, ce sont les micro-organismes qui attaquent les cellules des végétaux et les font pourrir. Ce sont eux aussi qui font monter la température du compost (et fumer le fumier au petit matin).
Chez mes beaux parents, le compost est constitué en majorité de feuilles en ce moment. Il y a aussi quelques tontes de gazon et pas mal de pommes, en couches successives.
Le tout n’avait pas été retourné depuis un moment et j’ai donc passé un certain temps à m’énerver dessus avec une bêche pour mélanger les diverses couches. Cela donne en principe un coup de fouet au processus de décomposition et permet d’aérer un peu le tout. Etant donné que ce compost comporte beaucoup de matières carbonées (branches, feuilles), les mélanger aux matériaux organiques du dessous est intéressant.
Le seul hic, c’est que ce compost est dans un vaste bac en béton. Cela permet de stocker beaucoup de végétaux, mais ils sont très peu aérés et le processus de décomposition est lent et parfois inégal. L’idéal pour une surface plus petite serait bien sur d’avoir un composteur conçu pour cela.
On verra bien le résultat dans quelques mois.
Pour tout savoir sur le compostage, un site très intéressant : www.compostage.info






4 février 2009 à 10:09
Bonjour
exellent j’ai placer votre blog sur le mien dans la catégorie Anitafleurs aime
sur: http://pepinieres-anitafleurs.over-blog.com/
pour ceux qui lisent ces articles, prenez en de la graine, de plus ce compost est plus riche que le terreau que vous achetez dans le commerce ou vous êtes obligé de rajouter des engrais chimiques, avec le compost fait maison, pas besoin de ces engrais chimique
à bientôt
Annie
Fondatrice d’AGVPRO
4 février 2009 à 11:45
encor faut il savoir le faire et avoir de la le place pour le mettre moi j’aimerai le faire mais ou? sinon on est ecolo dans l’apliction de tout les jours mais le compost on ne sait pas le faire amiclement
17 février 2009 à 11:55
Si vous avez un balcon, et que la perspective d’y stocker une boite en plastique pleine de vers rouges ne vous inquiète pas, vous pouvez essayer le lombricomposteur : http://www.verslaterre.fr/particuliers/
8 octobre 2009 à 12:44
Dans de plus en plus de déchetteries qui “récoltent” nos déchets verts offrent aux habitants le compost qu’ils en tirent.
Donc aucune honte à laisser ramasser ses déchets et à aller chercher du compost si on en a besoin. Quand les choses sont bien faites on arrive à un circuit efficace et équitable.
8 octobre 2009 à 12:53
Certes c’est intéressant ! Mais transporter le compost reste une gajeure. Ma déchetterie est à 10km de ma maison donc c’est compliqué et je préfère produire moi même mon compost. Il y a un côté “c’est moi qui l’est fait !” qui me ravit.
20 décembre 2009 à 22:46
Bonjour!
Nous sommes élèves en 1 ère à Nantes. Nous devons pour le baccalauréat, composer un dossier dans lequel on doit répondre à une problématique. Ça s’appelle le Travail Personnel Encadré et nous nous intéressons à l’écologie dans les jardins paysagers au niveau végétal.
Outre les apports nutritifs, la gestion de l’eau et le souhait d’une diminution de produits phytosanitaires dans les parcs, nous nous demandions si le type de jardin choisit avait une influence sur une quelconque “pollution”. C’est à dire si le jardin à la française, par exemple, de part la volonté du contrôle de la nature, est moins écologique que le jardin anglais ou le jardin sauvage. Quel type de jardin serait le plus écologique? Le jardin sauvage, anglais, français, italien? Un autre? Ou encore si un jardin comme le jardin à la française peut de venir écologique malgré le désir d’une maîtrise quasi absolue de la nature.
En tant qu’écologiste, votre avis nous intéresse beaucoup et nous serai d’une grande aide de part un point de vue extérieur et professionnel.
Merci d’avance. Joyeux Noël et bonne année.
21 décembre 2009 à 18:05
Michel SERRES le grand philosophe et scientifique français vient de déclarer après le sommet de Copenhague que la nature s’invitait dans les négociations internationales : je crois en effet qu’il faut réintégrer cette variable essentielle dans toutes nos décisions et singulièrement dans la question que vous posez.
Les jardins et les cultures mondialisés ont banni le respect des grands équilibres : tout le monde veut un olivier dans son jardin et tout le monde veut des plantations colorées avec des plantes et arbustes choisis en fonction de leur aspect symbolique ou esthétique, au mépris souvent de leur adéquation avec le milieu ambiant
Faut il vraiment planter du maïs partout alors qu’il est grand consommateur d’eau…Faut il des pelouses vertes et rases au sud de la Loire alors que leur besoin en eau explose pendant l’été ? Quel est le bilan hydraulique d’un golf ?
La nature s’autorégule et le peuplier ne pousse pas dans les rochers, le sapin dans la terre grasse et humide. Il faudrait que nos jardins respectent ces grands équilibres. Il faut donc réconcilier « nature et culture » pour que cette connaissance ne se perde pas. Michel Serres lance cette boutade « il est grand temps d’envisager des cours de botanique à l’ENA ! ». et pourquoi pas déjà au lycée !