Ecologie et démographie
Le député Yves Cochet à récemment refait parler de lui en soulevant la délicate question de la démographie, proposant de faire la « grève du troisième ventre » en encourageant les familles à se limiter à deux enfants. Cette déclaration lui a valu une volée de bois vert (ici ou ici), tant le sujet est délicat et quasiment tabou. Mais M. Cochet, qui ose déjà parler de décroissance à l’Assemblée Nationale, sous les huées de ses collègues, n’en est pas à ça près.
Il emboîte en cela le pas d’activistes de la dénatalité comme Michel Tarrier dont le livre Faire des Enfants Tue pose le problème sans ambigüité.
Que disent ces deux personnes (d’une façon certes différente) ? Que la démographie humaine est une des causes principales des problèmes écologiques et qu’il serait enfin temps de regarder la réalité en face et d’en parler.
A priori, rien d’insensé.
L’augmentation de la population mondiale est importante depuis 1850. Il a fallu attendre cette date (environ) pour atteindre 1 milliards d’habitants sur terre. Par la suite, le mouvement s’est accéléré. Il a fallu 80 ans pour passer de 1 à 2 milliards d’habitants, mais seulement 15 ans pour passer de 5 à 6 !
6 milliards d’habitants en 2006 et les 7 milliards pour 2011 d’après les prévisions.
Dans le même temps, l’empreinte écologique moyenne d’un habitant de la terre considérablement augmenté.
La fameuse équation de Kaya utilisée par le GIEC mesure les émissions de gaz à effet de serre en prenant en compte une série de variables : consommation individuelle d’énergie, contenu en carbone de l’énergie consommée, PIB par habitant, le tout multiplié par la population mondiale. Cette dernière est donc un des facteurs clefs de la pression que nous exerçons sur l’environnement.
On tente actuellement de résoudre les problèmes écologiques en jouant sur les deux premiers facteurs. Les décroissances économique et écologique sont totalement hors de question pour les tenants du développement durable et de la croissance perpétuelle.
Ce modèle finira par se heurter au mur des limites des ressources de la planète. Les crises que nous aurons générées (énergétique, alimentaire, climatique) résoudront alors le problème démographique sans que nous ayons à nous en occupper, via les méthodes les plus efficaces : famine, guerre et maladie.
A voir, une conférence donnée par Jean Marc Jancovici en 2008 dans laquelle il évoque à plusieurs reprises la démographie et épingle délicatement le développement durable.






13 avril 2009 à 21:24
C’est un sujet sur lequel on doit se pencher car là terre est limitée et ses ressources aussi… Il ne faut pas se voiler la face.
14 avril 2009 à 9:31
Malgré tout le bon sens d’Yves Cochet, il reste toujours difficile d’affronter les religions qui gèrent les populations par la peur et profitent de leur ignorance. Le problème est que l’homo erectus n’a pas encore réussi à couper son cordon ombilical de son état animal, qui consiste à compter sa force sur la quantité, et satisfaire son désir de domination par la ruse. Durant des millénaires, peu de peuples pacifiques ont réussi à survivre à une telle politique, tout en étant les écolos de l’aube des temps. Aujourd’hui, sans l’initiative de certains tels que Survival association, ils continueraient à n’être que « négligeables », car peu nombreux et refusant le système monétaire.
Leurs « fautes » de non adhésion à l’avidité ne peut être absoutes que par les représentants élus par la bondieuserie. Eh, Jésus ne s’est sacrifié que pour les baptisés, et Mahomet ne saurait tolérer le manquement à la procréation…
Et que penser de la corruption des états et de l’indécence de moult ONG qui ne sont que les sous fifres, conscients ou non, du lobbying ?
Doit-on rassembler nos dynamiques pour informer en masse ceux qui n’ont pas même pas accès au minimum de la dignité, et attaquer les parasites de la pseudo rédemption…?
Waouh, un défi que je nous lance…et surtout à moi qui continue à douter parfois de la justesse et pureté de mes pensées.
Ni flic, ni truand,
Ni maître, ni esclave…
Auto-vigilance…pour ne pas en devenir
14 avril 2009 à 9:39
Alors cela devient une guerre que ne tardera pas à nous déclarer la plupart des décideurs économiques. Le crime, à leurs yeux, ont si souvent payé…Sachez que je sais être depuis bien des années fichée, surtout que je ne correspond à aucune de leurs critères…Parole d’Espace
Solidairement
Darna
14 avril 2009 à 13:41
La « grève du 3° ventre » qu’Yves Cochet appelle de ses vœux est une excellente idée. Une fois encouragée dans notre pays par la suppression (non rétroactive) des aides financières multiples (allocations familiales, mais aussi quotient familial qui passe de 1/2 part pour les 2 premiers enfants à 1 part entière pour le 3°…) elle devrait être formulée par nos dirigeants dans les instances internationales afin d’être étendue de façon démocratique et humaniste à toute la planète. Il en va de la survie de notre espèce sur le long terme…
14 avril 2009 à 16:13
Quelle connerie que cette déclaration. L’Europe se suicide déjà démographiquement avec toutes les conséquences qui vont suivre: paupérisation des vieux (baisse des cotisation), baisse de dynamisme de l’économie puis effondrement de celle-ci.
Même un bon nombre de pays dis « en voie de développement » ne renouvellent plus leur population.
Voyez la population russe, italienne,allemande ou espagnole disparaître sous nos yeux!
14 avril 2009 à 16:48
Un grand bravo à Yves Cochet qui a beaucoup de courage de formuler ENFIN cette évidence que nous sommes beaucoup trop nombreux sur cette planète et que le 3ème enfant dans nos pays développés est à éviter.
9 juin 2009 à 10:27
Voici un sujet un peu tabou qu’il est très intéressant d’étudier. Bravo à Yves Cochet!
29 juin 2009 à 10:22
Bravo à Yves Cochet d’avoir le courage d’évoquer le problème de fond.
Il faut bien comprendre que toutes les mesures prises en matière d’écologie seront réduites à néant si nous continuons à surpeupler la planète
Un exemple: l’agriculture. L’agriculture bio est une solution intéressante . Elle a nourri l’humanité pendant l’essentiel de son histoire. Seule petit problème, ce type d’agriculture sans engrais chimique avec beaucoup de main d’oeuvre n’a jamais nourri 7 milliards d’hommes.
L’autre grand problème est celui de la consommation d’espace, notre existence avec de tels effectifs se fait forcément au détriment des espaces naturels qui sont par nature limités.
La démographie constitue le principal tabou de l’écologie, même Nicolas Hulot pourtant brillant sur beaucoup d’autres sujets n’ose pas évoquer la question sérieusement.
6 juillet 2009 à 20:27
il y a plus d’un siècle, le socialiste Bebel écrivait déjà que les idées
malthusiennes se développaient toujours « dans les périodes de décadence de l’ordre social, [où] le
mécontentement général est toujours attribué à l’abondance d’hommes et au manque de vivres et
non pas à la manière dont on les obtient et les divise ».
20 février 2010 à 18:14
deja comme ça il faut plusieurs planete si on veut asssurer le bien etre a tous a moins qu’une grande partie soit reduit en esclavage
19 mai 2010 à 9:10
Il serait temps qu’on comprenne ce principe fondamental, la population humaine épuise les ressources, ça sert à quoi d’être des milliards ?
Revoyons les films de Cousteau et constatons qu’il avait raison.
Les allocations sont un système pervers qui incite les pauvres à faire plein de gosses, attire l’immigration et les caisses sont vides !
Il faut les remplacer par des aides en nature
( nourriture achetée aux producteurs, transports et loisirs gratuits pour les enfants…) à la place de verser de l’argent en espèces aux parents.
Quant aux « bras pour les retraites », de toutes façons y’a plus de boulot…
Non aux allocs !
14 décembre 2010 à 19:14
Malheureusement c’est la vie des virus, de se développer à outrance. La planète a sûrement des défenses insoupçonnées pour s’en débarrasser… Dommage pour nos descendants…
8 mars 2011 à 13:50
L’association Démographie Responsable (voir le lien sur le nom) a publié une réponse aux points de vue de Nicolas Hulot sur la démographie.