Archives pour la catégorie Pollution

Gestion des déchêts ménagers, pollutions industrielles ou maritimes, atteintes environnementales et les inévitables nettoyages qu’il faudra bien gérer un jour.


Pollution aux médias filtrants

Pollution aux médias filtrants

Depuis un certain temps déjà, les visiteurs de plages d’Atlantique et de la Manche constatent la présence d’un nombre croissant de rondelles en plastique ayant la forme des camemberts d’un jeu bien connu. Elles sont aussi présentes  dans certains cours d’eau.

La source de cette pollution est longtemps demeurée une énigme, mais l’association Surfrider donne des éclaircissements intéressants sur son site.
Ces rondelles de plastique proviennent des stations d’épuration : il s’agit de supports destinés à favoriser le développement des bactéries qui assurent la dernière étape du traitement des eaux (cela augmente le rendement de la dépollution). Lorsque des débordements se produisent, elles partent par milliers au fil des fleuves et finissent par aboutir dans la mer.

L’association propose sur son site une fiche permettant de signaler des observations de ces objets.

Une de ces pollutions a été constatée sur la Seine en février 2010 (cf photo). La station d’épuration d’Evry à laissé échapper plusieurs mètres cubes de ces polluants qu’on a dû retrouver sur les plages de l’estuaire de Seine et au delà.

La vraie question : pourquoi ces éléments ne sont ils pas fabriqués avec un matériau moins polluant et biodégradable ?



computer-trashGreenit.fr à récemment publié un article très intéressant qui montre que la production d’un ordinateur en Chine émet 24 fois plus de CO2 que son utilisation annuelle en Europe.
Ce résultat atterrant est en partie dû aux modes de production de l’électricité en Chine. Les fameuses centrales à charbon sont mises en cause. Mais il ne faut pas perdre de vue que la fabrication d’un ordinateur nécessite une quantité très importante de ressources :

  • 900 kWh d’énergie
  • l’équivalent de 612 litres de pétrole
  • 1500 litres d’eau
  • 22 kg de produits chimiques

Les fabricants font certes des efforts notables pour diminuer la consommation des différents éléments et certaines avancées technologiques vont clairement dans ce sens : les écrans à LEDs et les disques SSD par exemple. Mais cela perd tout son sens si on considère qu’il faudra remplacer ces matériels et donc consommer une quantité effarante de ressources pour parvenir à de modestes économies.

Ces progrès sont donc au mieux un trompe l’oeil qui vise à encourager l’achat de nouveau matériel.

La vraie solution consisterait à prolonger la durée de vie des machines :

  1. par le biais d’associations de récupération qui donnent une seconde vie aux ordinateurs.
  2. en s’assurant que le matériel fonctionne plus longtemps et soit facilement réparable.

C’est sur le second point que le bât blesse car les fabricants n’ont aucun intérêt à ralentir le rythme d’achat des nouvelles machines.

Même si on en prend soin, un ordinateur atteint difficilement l’âge canonique de 5 ans. Les pannes se multiplient sur des pièces qui ne sont plus sous garantie et on remplace plutôt que de réparer.  C’est d’autant plus vrai pour les portables sur lesquels les interventions sont beaucoup plus complexes, du fait de leur construction compacte.

Acheter du haut de gamme de change rien car les fabricants font des « économies » sur des pièces d’usure qui cassent plus tôt que le reste. Ainsi, un portable Toshiba haut de gamme (P100 198) acheté il y a 3 ans à connu des problèmes répétés : fissure sur le capot (due à une erreur de conception) et pannes répétées des ventilateurs du processeur et de la carte graphique. Si la réparation de ces derniers est relativement simple (un point de colle cyanolithe), elle nécessite le démontage intégral de la machine (et son remontage), ce qui n’est pas un exercice à recommander aux néophytes, en tous cas sur un portable. Ils ne sont clairement PAS CONCUS pour être réparés facilement !

Par ailleurs, on assiste dans tout le domaine des produits électroniques (photo, vidéo, informatique) à une dégradation régulière des services de maintenance et de réparation, due principalement à la recherche de gains de rentabilité.

Dans ce contexte, il parait clair que les fabricants devraient en priorité faire un effort sur la durée de vie de leurs produits plutôt que sur leur consommation énergétique !



albatros-plastiqueLe photographe Chris Jordan a récemment été travailler sur l’ile de Midway, une petite île perdue dans le Pacifique, à 3000 km de la terre la plus proche. Midway est célèbre car durant la seconde guerre mondiale s’est déroulé dans ses eaux une bataille aéronavale qui a stoppé les japonais sur la route de Hawaï.

Mais Midway est aussi situé non loin du great Pacific garbage patch, une zone plus grande que la France où des courants marins circulaires concentrent une quantité de déchets estimée à 100 millions de tonnes. Une grande partie est constituée de plastiques, plus ou moins photodégradés.

Les albatros qui nichent sur Midway pêchent dans ces zones où les déchets sont présents avec une densité largement supérieure à celle des poissons et des calmars,  et nourrissent leurs jeunes de morceaux de plastique. Chaque année, des dizaines de milliers de petits meurent empoisonnés et étouffés, l’estomac bourré de capsules de bouteilles, de briquets et de toutes sortes d’autres saletés.

Des photos à garder à l’esprit avant de jeter des déchets plastiques n’importe où.




Choisissez bien...

Un choix vite fait...

Dans la charmante série « dis moi ce que tu manges et je te dirais de quoi tu vas mourrir » on a vu refleurir des articles concernant les résidus de pesticides dans les fruits et légumes. Rappelons que les autorités sanitaires françaises recommandent de consommer au moins 5 fruits et légumes par jour… sans préciser de quel type d’agriculture ils sont issus. Problème : tous ne sont pas égaux devant tous ces produits développés par l’industrie chimique dont le nom se termine en « cide » et qui sont destinés à… tuer.

La moitié des fruits et légumes européens contient des résidus de pesticides

Il y a quelques temps déjà, le MDRGF révélait le résultat de l’enquête annuelle de l’Union européenne sur les résidus de pesticides dans les végétaux, portant sur plusieurs dizaines de milliers de produits et effectuée en 2006. 49,5% des fruits et légumes testés contenaient des résidus de pesticides. 4,7% des tests révélaient des concentrations supérieures aux limites maximales résiduelles légales. 10% des échantillons contenaient des résidus de 4 produits différents.

70,3% des fruits français en contiennent

Plus récemment, la DGCCRF diffusait le résultat de ses propres tests, menés en France en 2007 sur plusieurs milliers d’échantillons. 52,1 % contenaient des résidus de pesticides dont 7,6 % à des doses supérieures aux limites maximales résiduelles légales. Les fruits semblent toutefois les plus touchés : 70,3% d’entre eux contenaient des résidus, en particulier les fraises, mandarines et raisins. 41,3% des légumes présentaient des résidus. Ces chiffres concernent l’agriculture conventionnelle. Les tests menés sur des produits bio ont trouvé des résidus de pesticides dans 3.1% des échantillons.

Les résidus de pesticides et notre organisme

Un bouquin que je viens de terminer (Toxic, par William Reymond) et dont je reparlerai probablement, évoque une étude menée par Chensheng Lu sur des enfants à Seattle. Ce scientifique avait établi la présence systématique de métabolites de pesticides organophosphorés dans l’urine et la salive d’enfants de la région. Ces résidus étaient présents chez les enfants testés qu’ils habitent en ville ou dans sa périphérie. Un seul enfant ne présentait aucune trace de pesticides ; ses parents cuisinaient exclusivement des produits bio.
Plus surprenant : une seconde étude par le même scientifique à montré que les métabolites disparaissaient au bout de 8 à 36 heures des urines si on donnait aux enfants uniquement des produits bio… et réapparaissaient tout aussi rapidement quand on leur redonnait des produits issus de l’agriculture conventionnelle.

Des tests en laboratoire ont montré les effets néfastes des pesticides retrouvés chez ces enfants.

D’autres études montrent que les résidus les plus persistants s’accumulent dans l’organisme. On en retrouve dans les tissus adipeux, le cerveau, le sang, le lait maternel, le foie, le sperme des sujets testés.

Le choix du bio

Sans résidus

Garantis sans résidus

Face à ces études assez déprimantes et pour éviter de contribuer trop lourdement à terme au déficit de la sécu, nous avons choisi depuis quelques années de ne manger que des produits bio, dans la mesure du possible. Et pour pallier aux prix souvent exubérants pratiqués pour les fruits et légumes, nous en produisons une partie qui je l’espère sera significative cette année (les semis sont en bonne voie, mais on les a peut être fait un peu tôt).