Une étude de plus démontre la nocivité du Roundup
L’étude intitulée : Glyphosate Formulations Induce Apoptosis and Necrosis in Human Umbilical, Embryonic, and Placental Cells, montre que le principe actif du Roundup, le glyphosate, cause des dommages importants aux cellules et à l’ADN. Ces dommages sont amplifiés par les additifs utilisés dans les différentes formulations du Roundup, qui renforcent l’action du glyphosate le rendent encore plus toxique.
Le Roundup est un des herbicides les plus utilisés dans le monde. Il est épandu sur de nombreuses variétés de plantes OGM “Roundup Ready” commercialisées par Monsanto importées en Europe pour l’alimentation animale. Il est présent sous forme de résidu dans ces aliments.
Et ce n’est pas la première fois qu’il est mis en cause.
Le 26 janvier 2007, son fabriquant, Monsanto a été condamné pour publicité mensongère par le tribunal correctionnel de Lyon pour avoir prétendu que le Roundup était un produit “100% biodégradable”, “propre” et “respectueux de l’environnement” dans des publicités et sur les paquets. La firme à fait appel et de nouveau perdu en octobre 2008. Elle avait déjà perdu un procès similaire aux Etats Unis.
En février 2005, Gilles-Eric Seralini avait déjà publié une étude sur le Roundup intitulée Differential effects of Glyphosate and Round-up on human placental cells and aromatase. Il y démontrait déjà que le glyphosate engendre à de faibles concentrations des perturbations du système endocrinien augmenterait le risque pour les femmes enceintes de fausses couches et de naissances prématurées. Là encore, le Roundup était encore plus nocif que son principe actif seul, du fait des adjuvants qui y étaient utilisés.
Ces conclusions avaient été étayées par l’équipe de recherche du CNRS de Roscoff qui avait même découvert que le Roundup agissait sur des étapes clef de la division cellulaire ce qui le rendrait cancérigène.
A l’époque, si on en croit le livre Pesticides, révélations sur un scandale français, Séralini s’est vu attaqué et critiqué par certains députés, visiblement télécommandés par les lobbies des pesticides.
35 ans après sa mise sur le marché, un produit comme le Roundup, dont la nocivité a été plusieurs fois établie, est toujours en vente. Dans le même temps, on limite, voire on interdit l’utilisation des PNPP (produits naturels peu préocuppants) comme le purin d’ortie ou plus récemment l’extrait de prêle. Trop forts les lobbies de l’industrie chimique !
Enfin, la loi Grenelle I (si elle est ratifiée en l’état par le Sénat) contient quand même une disposition qui interdit la publicité des pesticides à destination des particuliers. Même si ce n’est pas grand chose, c’est déjà ça !





1 mars 2009 à 16:11
je voudrais savoir ci je peux me servir du roundup pour mes mauvaises herbes que j’ai dans mon jardin qu elle risque merci de me répodre
2 mars 2009 à 9:47
Plutôt que d’évaluer les risques concrets liés à ce produit, je me poserais la question de l’intérêt de l’utilisation d’un herbicide.
Je ne sais pas quelle surface vous avez à traiter et dans quel contexte vous travaillez, mais je pense qu’il y a pas mal d’alternatives viables au désherbage chimique.
Je vous invite à lire l’excellent livre : Le Jardin naturel de Jean Marie Lespinasse pour voir qu’on peut cultiver sans engrais, sans pesticides et sans retourner la terre… L’auteur désherbe avec des ciseaux ! Par contre, sa technique nécessite de couvrir le sol d’un paillage et un broyeur de végétaux est assez utile pour cela.